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Le Bénin et ses femmes

par Justin AMOUSSOU 23 Septembre 2013, 19:40 Bénin Femme

Rien ne peut faire céder la volonté féminine comparable à une loi supra humaine. Mais à quoi ça sert de défendre les femmes si elles-mêmes optent pour l’inertie? En tout cas, si elles sont moins visibles. Sinon, comment peut-on expliquer le silence abyssal et rédhibitoire des femmes à propos de leur nombre négligeable dans le gouvernement formé le 11 août? Il ne me revient pas d’y répondre mais de chercher à comprendre. Cette posture laisse à l’envi trop de suppositions.

Ces belles âmes attendent, assurément, le 8 mars pour égrener le chapelet de leurs doléances. Et, ne nous étonnons pas si à cette célébration de la femme, elles font assaut d’élégance et du m’as-tu-vu dans des salles sous les lambris dorés. Cependant, l’espoir qui effleurait les cœurs à propos des 30% puis des 50% de femmes promis dans le gouvernement ne s’est pas établi. Cela va de soi que la déception gagne plus d’un. Pour autant, il n’y a pas là motif à déblatérer et encore moins à braver l’auteur de cette promesse. Une promesse reste une promesse. Mieux, le soleil n’échauffe que ce qu’il voit.

C’est à se demander ce que fait concrètement l’Institut National pour la Promotion de la Femme. Que cela plaise ou non, il faut admettre que l’individualisme et la réussite personnelle sont célébrés dans plusieurs organisations. Qu’en est-il de celle dirigée par l’amazone Vicentia BOCO? Il faut bien constater que des initiatives de cet Institut demeurent inconnues du commun des mortels. On ne saurait sans angélisme ignorer les efforts isolés de certaines figures de proue. Tout compte fait, le Bénin doit rêver davantage de femmes semblables à celles ayant lutté et proclamé avec Thomas SANKARA que « l'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort ».

Franchement, le peuple, du moins à mes yeux, aurait tant aimé entendre les voix de femmes sur plusieurs sujets politiques, sociaux et économiques. Bien attendu, on ne demande pas aux femmes de fourrer leur nez partout et nulle part. Ma prière, c’est qu’elles laissent leurs noms au panthéon de l’histoire nationale. Ce vœu les appelle à ne pas dormir sur leurs lauriers. Ou encore, à ne pas rester au pied de l’arbre de Noël espérant, tout bonnement, des cadeaux. Réveillez-vous!

Chères mesdames! Je puis vous assurer, croix de bois, croix de fer que je ne suis pas avare de compliments. Sans fioritures et surtout sans ironie, je reprends à mon compte cet aphorisme du président Boni YAYI en vous murmurant, moi aussi : « Je vous aime, je vous adore. »

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