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La prostitution des Miss

par Justin AMOUSSOU 28 Octobre 2013, 17:20 Quartier latin Femme

Au quartier latin de l’Afrique, il faut oser le dire, l’éthique rase le plancher. On y compte, dans plusieurs domaines, des énergumènes et des gougnafiers sans quartier de noblesse. Chaque jour que Dieu fait, ceux-ci s’ingénient, non pas pour inscrire leur nom au panthéon de l’histoire, mais pour passer maître dans la déchéance des mœurs. En toile de fond, souvent, la recherche du gain. Les concours de beauté Miss en sont, par exemple, une illustration. Le tout dernier qui fait esclaffer, c’est "Miss Bissimilaï". La ville de Parakou à obédience musulmane l’a accueilli. Au bas mot, les valeurs morales se meurent. Hélas!

A la vue de ce cinéma à l’œil diffusé à la télévision, des citoyens, à cheval sur les principes moraux, n’en ont pas mené large. Ils en sont tout chavirés. Franchement, tout est galvaudé. Tout et tout, sans vergogne. Les propos du philosophe Blaise Pascal ont, d’office, résonné sur l’épicentre de ma conscience: « La vraie morale se moque de la morale. » Les pontes de l’islam doivent, ni un ni deux, tuer cette initiative dans l’œuf. En principe, il ne devrait pas y avoir une deuxième édition. Je vous assure, croix de bois, croix de fer, de ne pas penser à une exagération. Aucun courant extrémiste n’habite en moi. Miss Bissimilaï? Pourquoi un tel nom de désignation aux antipodes du travers des défilés habituels?

Imaginez "Miss Marie", soi-disant pour promouvoir les vertus de la vierge Marie. Ou bien une Miss du nom d’une divinité féminine des religions endogènes, afin de vanter ses quelconques qualités. Ou encore… Ce sera, à tous égards, du sacrilège. Plaise au ciel que leur féconde imagination n’aille pas jusque-là! C’est à croire que le nom Miss est devenu un fonds de commerce. Et même si c’était le cas, les tares de la société béninoise devraient inspirer leurs promoteurs. C’est un secret de polichinelle que la culture de la lecture est en agonie au quartier latin de l’Afrique. Dès lors, aucune gène à organiser "Miss Rossignol" qui motiverait les écolières, élèves et étudiantes à la pratique de lecture et à la prise de parole en public. L’Institut National pour la Promotion de la Femme peut, bel et bien, contribuer à arrêter l’hémorragie.

Puisse la muse fréquenter désormais ces promoteurs afin qu’ils encouragent la gent féminine à étudier les sciences. Toute création de leur cru pourrait également servir à inculquer des notions de militantisme, d’engagement et même d’indignation aux femmes, dans leur prime jeunesse. Un peu de jugeote!

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