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Pardon tous azimuts

par Justin AMOUSSOU 7 Décembre 2013, 20:07 Bénin Justice Pardon

Mercredi 4 décembre 2013. Une date historique pour un événement historique. Une date à conserver dans la mémoire de nombreuses âmes au Bénin. L’une d’entre elles est aux anges: Patrice TALON. L’homme d’affaires ne sera pas extradé au bénéfice de la faiblesse des dossiers de tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat contre le président Boni YAYI. Le verdict émane de la Cour d’Appel de Paris. C’était un mercredi unique en son genre où tout un peuple a haleté d'émotion. Inutile de faire monter la mayonnaise en recherchant le gagnant ou le perdant.

Cependant, les symboliques de la date du verdict sont extraordinaires. Dans l’éphéméride de l’histoire politique du Bénin, le 4 décembre 2013 marque le 55ème anniversaire de la proclamation de la République du Dahomey devenu Bénin. Plus accrocheur, ce jugement a été prononcé un mercredi. L’histoire récente du pays renseigne que les mercredis ont une couleur: le rouge. Un rouge porté par des citoyens aux fins de crier leur colère contre toutes sortes de déviances. De facto, le Mouvement Mercredi Rouge pourrait crier victoire. Surtout que ce mouvement, dont l’un des ténors est Maître Joseph DJOGBENOU, promet travailler davantage afin que le rouge rayonne.

Supposez que TALON en ait pour quelque chose et que la justice française n’autorise pas son extradition. Supposez aussi l’hypothèse où c’est le président YAYI qui tente de vouer aux gémonies son ancien ami et que la justice française décide de ne pas le sacrifier. L’un dans l’autre, le vrai coupable sera condamné à la suspicion à perpétuité. Tout homme ayant la crainte de Dieu va simplement jeter son dévolu sur la justice divine. Dans le cours de cette actualité commentée avec gravité, un symbole de pardon, de réconciliation et de compromis a rejoint les étoiles. Nelson MANDELA restera, pour tous, une icône planétaire dépourvue de rancœur. Les saintes écritures enseignent même que Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais sa repentance.

Je ne suis pas un prophète pour prétendre faire un prêche, encore moins enseigner la rectitude morale. Ma modeste connaissance de quelques livres saints me conforte à citer l’évangile de Luc. «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.» Cette parole fut prononcée par Jésus après son crucifiement. Ce pardon est demandé pour ceux qui ont participé à sa condamnation et exécution. L’exemple de MANDELA peut également faire école. Son discours après 27 ans de vie carcérale est éloquent. Du coup, les va-t-en-guerre ne doivent plus avoir droit de cité.

Quant aux deux "anciens" compagnons, ils doivent garder à l’esprit que les grandes douleurs sont muettes.

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