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La magistrature mène à tout, à condition d’en sortir

par Justin AMOUSSOU 27 Janvier 2014, 12:10 Bénin Démocratie Justice

La magistrature mène à tout, à condition d’en sortir

Son image diffusée sur la chaîne de télévision privée Canal 3 fait partie des plus inédites, en ce début du nouvel an. Airs penchés, voix chavirée et presque haletante, le tout couronné par une mauvaise mine. Le tout puissant procureur de la République près du tribunal de première instance de Cotonou, Justin GBENAMETO se perd en conjectures sur la nature réelle de l’Etat du Bénin. Est-ce un Etat démocratique ou non? Mieux que quiconque, il apprend, malheureusement aujourd’hui, à ses dépens, que la magistrature mène à tout, à condition d’en sortir. Oui, la magistrature permet une brillante carrière mais offre des inconvénients et des risques de sclérose. Quoique ce procureur ait porté un patronyme plein de sens.

Le contraste avec les faits reprochés au procureur GBENAMETO, c’est qu’il porte un nom qui signifie "donneur de vie". Mieux, son prénom Justin est le diminutif de Juste. Dans une moindre mesure, la justesse et la justice doivent être son fort. Vogue la galère ! Cerise sur gâteau, le procureur est pasteur. Une fonction qui, a priori, lui permet de proclamer rien que la vérité et donc, donner la vie. Nul ne doit se réjouir du malheur qui s’abat sur autrui. Sauf que tout malheur est instructif aussi bien pour la victime que pour quiconque épris d’équité et de vérité. Une chose est certaine, un péché d’or est toujours suivi d’un châtiment de plomb.

Le rapport du Conseil Supérieur de la Magistrature sur le procureur Justin GBENAMETO fait frémir. Une radiation pure et simple. Dans leur différent coin, la plupart des victimes du désormais ex procureur serait en train de manifester leur joie, en susurrant à la cantonade : « la roue de l’histoire tourne et elle tournera toujours». Tout comme le personnage biblique Jonas, le procureur en disgrâce, pasteur de surcroit, peut-il sortir vivant des "entrailles du requin" ? A la cimaise des souvenirs de ses ouailles, un enseignement biblique y est pourtant accroché : qui tue par l’épée, périra par l’épée. Au-delà de tout, ce cas atypique est un avertissement.

A toute personne investie d’une quelconque responsabilité publique, la leçon de vie coule de source : « Chaque bâton a deux bouts ». Autrement dit, celui qui bat peut être battu aussi.

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