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Le péché véniel des syndicalistes

par Justin AMOUSSOU 16 Janvier 2014, 16:29 Bénin Démocratie Constitution

Rien à reprocher à la justesse de la colère des syndicalistes en grève. D’autant que le sang rouge a coulé. Ceux qui ouvrent leur bouche puante pour parler de grève politique ont, sans nul doute, le sang vert dans leur veine. Il y a fort à parier qu’ils soient des daltoniens pour voir le vert à la place de la couleur ordinaire du sang. Cette grève brandie pour exiger les libertés fondamentales, dans un Etat démocratique, est la bienvenue. Sans fioriture, j’encourage ces syndicalistes épris de justice et de paix à tenir bon. Bien entendu, dans la rectitude morale. Le Bénin, jusqu’à preuve de contraire, demeure un Etat de droit.

Cependant, une vérité a échappé aux syndicalistes. La colère est comme l’eau qui jaillit d’une source. Elle n’a pas la même intensité tout le temps. En principe, la grève devrait être reconduite pour le 21 janvier prochain. Selon les pontes des centrales syndicales, c’est au motif des menaces et intimidations du Secrétaire Général du gouvernement Eugène DOSSOUMOU puis du syndicaliste devenu Directeur de Cabinet du Ministre de l’enseignement primaire Albert ADAGBE que la grève a été ramenée aux 15 et 16 janvier. N’est-ce pas là un effet d’excès de colère? Pourquoi ne pas maintenir la grève au jour prévu normalement et rester intransigeant sur les revendications. La brèche vient ainsi d’être ouverte à toutes sortes de conjectures sur les dessous de cette grève déclenchée.

Autant les syndicalistes ont fait une erreur, autant le préfet peut justifier son acte comme une erreur. A tout le moins, les deux protagonistes ont été dominés par la colère. L’erreur étant humaine, à chacun de porter son appréciation sur une quelconque mauvaise foi ou non. D’office, le match devient nul. Que faire? Balle à terre tout court, du moins, repli tactique. Rebelote à une autre occasion tout en espérant qu’il n’y ait plus de provocation. Le peuple, souverain arbitre, appréciera à sa juste valeur, au moment opportun. D’ores et déjà, chaque camp doit éviter de presser le citron jusqu’à l’éclatement des pépins.

Prêt pour le jusqu’au-boutisme sans erreur ! Et la lutte continue !

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