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Tout le monde sauf lui pour critiquer YAYI

par Justin AMOUSSOU 13 Janvier 2014, 19:39 Bénin Démocratie

Tout le monde sauf lui pour critiquer YAYI

Ce n’est pas à l’habit qu’il porte qu’on reconnait l’homme sage, mais à ses œuvres. La situation sociopolitique nationale actuelle donne de la matière à qui le veut, de discutailler et de critiquer, à tord ou à raison, le président Boni YAYI. En clair, c’est le moment de quitte ou double. Il est à déplorer avec véhémence des critiques aveugles et opportunistes. Je considère d’emblée les auteurs de ces critiques comme des taupes tapies dans le rang de l’opposition. Ce qui est sûr, chacun sait par quels moyens s’épancher. Très simple que chacun pense à son sort.

Dans cette envolée de diatribes contre le régime en place, le maire Séverin ADJOVI s’est fendu d’une lettre ouverte pour dénoncer les dérives du pouvoir. Il a aussi investi les ondes dans l’optique de critiquer à tout-va le chantre de la Refondation. En réalité, c’est du bluff. A tous égards, un trompe-l’œil à nul autre pareil. Le prestidigitateur oublie que tout malin est un ignorant qui s’abuse. Qu’il vous souvienne, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2006, pendant que la coalition WOLOGUEDE se concertait, Séverin ADJOVI et Richard SENOU ont vite fait d’appeler à voter Boni YAYI. Quelques années plus tard, l’idylle espérée n’ayant pas prospéré, ADJOVI a tourné casaque et est devenu opposant.

Au temps fort de la crise au sein du conseil communal de Ouidah, il est redevenu ami de YAYI. Il lui a même remis la vraie clé de la cité au motif que celle remise par le groupe de bric et de broc conduit par l’ancienne députée Célestine ADJANONHOUN était la falsifiée. Il fallait attendre l’élection présidentielle de mars 2011 pour découvrir son nouveau visage. Se fondant sur de supposées critiques, ce médecin après la mort a rompu les amarres du pouvoir et s’est allié à la coalition Union fait la Nation. Comme récompense, il a été investi candidat pour 2021. Utopie. Mais le K.O de mars 2011 a ramené le prodige entre les jambes du président Boni YAYI.

Et puisqu’un acrobate ne se fatigue jamais, il profite encore de la situation sociopolitique actuelle pour critiquer YAYI. Je comprends aujourd’hui, mieux que par le passé, cet adage qui dit que le chien n’aime pas l’homme, il aime le lieu où il a été nourri. A moins que je me trompe, Sévérin ADJOVI est un œuf. Et c’est un secret de polichinelle qu’un œuf n’a pas intérêt à se mettre en colère contre la pierre que représente Boni YAYI. Etre heureux et porter bonheur vaut mieux qu’être rusé.

Une sagesse peul résume, à suffisance, toute l’inconstance du maire Séverin ADJOVI: «C’est quand le chat est repu qu’il dit que le derrière de la souris pue ».

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