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Un modèle comme Joseph DJOGBENOU

par Justin AMOUSSOU 29 Janvier 2014, 10:09 Bénin Jeunesse Justice Démocratie

Un modèle comme Joseph DJOGBENOU

Ils sont peu nombreux, au Bénin, à avoir accroché leur nom à un exploit ou à une cause ayant suscité l’admiration et l’intérêt général. C’est une évidence qu’on a de l’admiration pour toute personne ayant un fond de culture assez épais. Sans hésitation, on se prend à l’imiter. A décrypter les actes de certaines virtuoses qui animent l’actualité nationale, il est aisé de regretter que la jeunesse n’a pas assez de modèles. L’actuelle génération manque de repère. Seulement, la confiance dans une figure identificatoire est souhaitée pour construire le Bénin. Cette chronique s’adresse particulièrement à mes contemporains. J’absouts, dans une moindre mesure, les personnes âgées.

Faut-il attendre la mort des célébrités nationales pour, enfin, reconnaître leur mérite et peut-être, les décorer à titre posthume? Loin s’en faut. Les jeunes baroudeurs doivent avoir leur héros, quel que soit le domaine : militantisme, enseignement de la rectitude morale, respect des normes et des mœurs, gestion des ressources humaines… Dans une ambiance de médiocrité rédhibitoire en cours, des icônes émergent. Un nom résonne et fait tilt dans les esprits avides de lumière, du savoir et de justice. Ce monstre sacré porte un patronyme assez évocateur. Quelle fierté de s’appeler Joseph DJOGBENOU !

Dans un idiome du pays, le nom DJOGBENOU signifie : la vie et la mort sont consubstantielles. Le parcours professionnel de l’avocat ajouté à un tableau de chasse impressionnant en est une parfaite illustration. Du primaire au supérieur, maître Joseph DJOGBENOU a affûté toutes ses armes au Bénin. Aujourd’hui, sous son manteau de professeur agrégé de droit privé, il vient de briser un grand mythe. Un mythe selon lequel, il faut forcément avoir de grands moyens pour réussir ses études. Surtout que rien ne le prédestinait, lui, à une belle carrière. Soit dit en passant, cet orfèvre de droit est issu d’une famille modeste. En vérité, l’homme est le prototype de l’éducation par l’exemple.

Chaque époque engendre son héros. Toute modestie gardée, maître Joseph DJOGBENOU est un bourreau du travail. Pour faire court, il incarne l’excellence. Son art consommé pour le maniement de la langue française le hisse, davantage, au faite de la gloire. Pourquoi les jeunes hésiteraient à l’imiter? Aucune bouche d’un jeune ne deviendra douce à force de dire : "Miel ! Miel !" Il faut simplement travailler si l’on veut avoir des biens et en jouir. « Dieu travaille avec qui travaille », enseigne le proverbe grec.

Si le chroniqueur devrait être rebaptisé, il s’appellerait Joseph pour incarner l’émérite avocat DJOGBENOU. Il s’appellerait Gaston afin de mieux porter aux nues le Molière national ZOSSOU. Il s’appellerait…, il s’appellerait…, il s’appellerait... Quelle fierté d’avoir ces monstres sacrés!

commentaires

Adjamonsi Annick Elvire 29/01/2014 10:52

Je suis parfaitement d'accord pour tous ces qualificatifs d'autant que j'ai fait le secondaire avec lui. Mais à tout cela, je voudrais ajouter l'humilité et l'amour du prochain. Je me souviens d'un voyage que je devait effectuer au Maroc pour la réécriture de mon film. N'ayant pas assez de moyens pour voyager, je suis aller le voir et je ma rappelle qu'il m'avait remis tout ce qu'il avait dans son portefeuille en me disant " T'en fait pas, je vais me débrouiller pour le weekend". Et grâce à lui mon scénario a été bien écrit, le film tourné et en pleine promotion. Tout dernièrement il était à Quintessence et sur un festival à Besançon. MERCI JO pour ton humilité et l'intelligence que tu mets au service de ton pays

AMOUSSOU Justin 30/01/2014 12:55

Merci, merci et encore merci à vous tous qui avez commenté ce post sur Maître Joseph DJOGBENOU. Franchement, merci également à vous tous qui l’avez lu et aimé. Dans un pays comme le Bénin où l’éthique rase le plancher, où nombre de citoyens passent maître dans la déchéance, où l’intelligence s’abaisse jusqu’à se faire la servante de la médiocrité et de l’indifférence, il y a tout simplement lieu de reconnaitre les qualités des merles blancs.

D’autant que, chaque jour que Dieu fait, ces généreuses âmes s’ingénient pour faire inscrire positivement leur nom au panthéon de l’histoire. Là-dessus, j’aime bien citer ce proverbe Guadeloupéen : « Haïssez un chien, mais dites lui que ses dents sont blanches ». Même à son adversaire, il faut lui reconnaitre ses qualités.

Je vous renouvelle mes sincères considérations.

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