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Criminels en puissance et éveilleurs de conscience se côtoient

par Justin AMOUSSOU 20 Mai 2014, 15:41 Bénin Démocratie Médias Désespoir

Criminels en puissance et éveilleurs de conscience se côtoient

Comment je suis devenu journaliste? Ce n’est pas une personnalisation d’un débat qui mérite d’être mené au sein de la presse béninoise. Ce n’est pas, non plus, une question à laquelle j’apporterai des réponses. Loin s’en faut. COMMENT JE SUIS DEVENU JOURNALISTE?, c’est le titre d’un livre rédigé sous la direction de Sylvain ALLEMAND. Le lecteur y délecte le portrait de 12 journalistes célèbres. Pour la plupart, leur cursus ne les prédestinait pas au métier de journaliste. Beaucoup ont été formés sur le tas. Mais au finish, le succès et la gloire ont été leur récompense. Le Bénin ne fait pas exception. Presque la totalité des acteurs de la presse privée béninoise ont été formés sur le tas. N’empêche, on y dénombre de belles plumes.

C’est Thomas SANKARA qui, appréciant l’importance de la formation chez les militaires, affirmait : « Armés de la formation politique et idéologique, nos soldats, nos sous-officiers et nos officiers engagés dans le processus révolutionnaire cesseront d'être des criminels en puissance pour devenir des révolutionnaires conscients, étant au sein du peuple comme un poisson dans l'eau. » Pour cet ancien président révolutionnaire, un militaire sans formation est un criminel en puissance. L’inculture fait de plusieurs acteurs des medias du Bénin des criminels en puissance. Au lieu de confesser leur ignorance, ils la cachent en s’exposant davantage. Je vous assure, croix de bois, crois de fer, de ne point me voir dans la peau d’un donneur de leçon. Je n’en suis pas un. Je suis moi-même un pur produit de la formation sur le tas. Toutefois, ce serait ingrat de ma part de ne pas témoigner ma reconnaissance envers Dieu pour m’avoir permis de bénéficier de formations qualifiantes et diplômantes. Je ne suis fier de rien.

MANQUE DE MODELES POUR LA JEUNE GENERATION

Je suis d’avis qu’aucun journaliste n’est né le stylo à la main et des idées plein la tête. Au-delà de la formation, ma loupe observe que la jeune génération des acteurs de la presse manque de figures identificatoires. Ma révolte trouve sa source de cette faiblesse dont j’avais souffert. Qui imiter pour bien faire le métier de journaliste ? En tout cas, ils sont peu nombreux à avoir accroché leur nom à un exploit dans la presse au Bénin. « Pour pratiquer le journalisme, il faut avant tout être bon. Les gens mauvais ne peuvent pas être de bons journalistes. Seul un homme bon essaie de comprendre les autres, leurs intentions, leur foi, leurs intérêts, leurs difficultés, leurs tragédies », soutient le journaliste Ryszard KAPUSCINSKI, dans son livre intitulé AUTOPORTRAIT D’UN REPORTER. Le célèbre journaliste Jacques CHAPUS tranche dans son livre "50 ANS DE JOURNALISME": « savoir-faire et faire savoir sont deux talents indissociables pour bien faire ce métier… et le faire longtemps ! » Et comme dirait l’autre, plus on a le talent, plus on approche la vérité.

Toutes les fois que je vois un chauffeur au volant d’une poussive camionnette chargée de jerrycans d’essence, une voix intérieure me dit que celui-là aussi aurait pu être journaliste au Bénin. Oui, la presse béninoise regorge des acteurs de bric et de broc. Plus d’un grenouille à l’envi. Sinon, à quoi cela rime d’écrire un article en toute conscience et de démentir le lendemain ou après quelques jours. C’est un secret de polichinelle que le démenti n’efface jamais tout à fait l’impact d’une fausse information publiée à dessein. Les dérives sont illimitées. Sans être un oiseau de mauvais augure, je vois un univers très sombre pour les medias au Bénin si rien n’est fait pour parer au plus pressé. En témoigne le déluge né de l’élection des représentants des médias devant siéger à la cinquième mandature de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Des cartes de presse ont été distribuées comme de petits pains. C’est mon opinion. Puisque pour avoir instauré que tout électeur doit être détenteur de la carte de presse, il est à observer une course poursuite épique derrière ce coupe-file. «C’est les journalistes qui doivent se mobiliser pour dire NON à une carte de presse kpayo (sans valeur) ; OUI à une carte qui assure et garantit tous les droits à son détenteur ». Ainsi s’exprimait un monstre sacré des médias du Bénin, le doyen Jérôme CARLOS, à la Maison des Médias de Cotonou, le mardi 29 avril 2014, au lancement de l’agenda de la presse. En clair, le journalisme se meurt au grand dam du peuple et des gouvernants.

JE ME SOUVIENS D’EUX

Comment finir cette réflexion sans témoigner ma gratitude envers des âmes qui m’ont mis les pieds à l’étrier. Sans ces âmes bien nées, mon combat pour la parole libre serait vain. Mes hommages à Agapit Napoléon MAFORIKAN. Il fut Président de l’Union des Journalistes de la Presse Privée du Bénin (UJPB). Son engagement lui a permis de présider le Comité de suivi des premiers états généraux de la presse béninoise. Cerise sur le gâteau, il a été élu Conseiller à la troisième mandature de la HAAC. Aujourd’hui, il se bat pour lutter contre la corruption au sein de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC). A travers cette tribune, je voudrais dire félicitation à l’un de mes mentors Marie-Richard MAGNIDET pour sa brillante élection à la cinquième mandature de la HAAC. Louis Pasteur a bel et bien raison avec sa célèbre formule : « le hasard ne favorise que des esprits préparés ». Le nouveau conseiller de la HAAC Marie-Richard MAGNIDET est un esprit préparé. Dans la presse béninoise, je compte plusieurs modèles qui m’inspirent chaque jour que Dieu fait. Je pense principalement aux confrères Arimi CHOUBADE, Wilfrid Léandre HOUNGBEDJI, Herbert HOUNGBIBO et bien d’autres. Un homme de cœur de la trempe de Razack Evariste SAIZONOU constitue un pilier pour moi. Ce Journaliste Producteur à Radio Nederland m’a donné le goût de la radio. Mieux, il n’a de cesse de me gaver de connaissances par une riche documentation. Parlant de documentation, je pense à un compagnon de lutte, Virgile AHOUANSE de SOLEIL FM. Avec lui, nous avons cheminé dans les couloirs du Palais des Gouverneurs de Porto-Novo pour couvrir les débats parlementaires puis à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature où nous avons étudié le journalisme. Ma mémoire remonte à la surface quelques morceaux de ses interpellations : Justin, as-tu déjà lu le dernier livre du président Emile Derlin ZINSOU ? Je te passe le livre de Bruno AMOUSSOU. "PLACE BEAUVAU, LA FACE CACHEE DE LA POLICE" ne t’intéresse pas à lire ? Je te conseille d’acheter tel livre. Oui ! C’est vraiment la saine émulation avec ce confrère que je considère comme frère.

Dans ma mémoire, deux confrères sont également logés dans un coin privilégié. Ils ont hélas très tôt rejoint les étoiles. Qu’il me soit permis ici de saluer leur mémoire. Je me souviens de Charles KPAKOUN pour le temps passé ensemble à noircir les colonnes du journal LA TRIBUNE DE LA CAPITALE dans lequel j’officiais en qualité de Rédacteur en Chef Adjoint. Une mort surprise de ce jeune confrère ne lui a pas permis de vivre le K.O du président Boni YAYI. Il est des absents que l’on regrette. Jean-Christophe HOUNGBO serait en vie qu’il aurait beaucoup écrit sur l’actuelle législature de l’Assemblée Nationale. J’ai connu particulièrement ce confrère car, à un moment donné, j’ai été nommé pour le remplacer. J’étais alors Chef Bureau Régional Ouémé-Plateau du groupe de presse LE MATINAL. En une seule nuit, ce journaliste accrédité au parlement a perdu sa femme en état de grossesse, son garçon aîné et sa belle sœur. Un mois jour pour jour après que la moissonneuse a décimé toute sa famille, lui-même est passé de vie à trépas au Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert MAGA de Cotonou. Bien entendu, après avoir mené une lutte contre la mort dans le coma. Un drame inoubliable! Depuis lors, personne ne sait et ne saura probablement jamais ce qui s’est réellement passé. Silence radio. Je ferme les yeux, les deux pieds joints au sol. Les images de ces deux confères défilent. Paix à leurs âmes !

Militants de la parole libre, indignez-vous! A nous allez !

Le Président de l'Union des Professionnels des Médias du Bénin, Franck KPOCHEME, et toute son équipe ont fort à faire pour extirper les bons grains de l'ivraie.

Le Président de l'Union des Professionnels des Médias du Bénin, Franck KPOCHEME, et toute son équipe ont fort à faire pour extirper les bons grains de l'ivraie.

Le Conseil National du Patronat de la Presse et de l'Audiovisuel (CNPA-BENIN), présidé par Abdoul Malick Seibou GOMINA doit aussi jouer sa partition dans l'assainissement

Le Conseil National du Patronat de la Presse et de l'Audiovisuel (CNPA-BENIN), présidé par Abdoul Malick Seibou GOMINA doit aussi jouer sa partition dans l'assainissement

L'ODEM est plus que jamais interpellé. L'espoir est permis avec la composition de cet Observatoire présidé par M. Guy Constant EHOUMI

L'ODEM est plus que jamais interpellé. L'espoir est permis avec la composition de cet Observatoire présidé par M. Guy Constant EHOUMI

Article 5 de la loi organique sur la HAAC : La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, conformément aux dispositions des articles 24, 142 et 143 de la Constitution a pour mission : -	de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi ; -	de veiller au respect de la déontologie en matière d’information et l’accès équitable des partis politiques, des associations  et des citoyens aux moyens officiels d’information et de communication ; -	de garantir l’utilisation équitable et appropriée des organismes publics de presse et de communication audiovisuelle par les institutions de la République, chacune en fonction de ses missions constitutionnelles et d’assurer le cas échéant les arbitrages nécessaires.

Article 5 de la loi organique sur la HAAC : La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, conformément aux dispositions des articles 24, 142 et 143 de la Constitution a pour mission : - de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi ; - de veiller au respect de la déontologie en matière d’information et l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d’information et de communication ; - de garantir l’utilisation équitable et appropriée des organismes publics de presse et de communication audiovisuelle par les institutions de la République, chacune en fonction de ses missions constitutionnelles et d’assurer le cas échéant les arbitrages nécessaires.

Un exploit pour le Ministre de la Communication Komi KOUTCHE sera le vote du Code de l'information et de la communication actuellement sur la table des députés pour examen. Le vote de ce texte de loi n'est pas une panacée mais il contribuera au nettoyage au sein de la corporation.

Un exploit pour le Ministre de la Communication Komi KOUTCHE sera le vote du Code de l'information et de la communication actuellement sur la table des députés pour examen. Le vote de ce texte de loi n'est pas une panacée mais il contribuera au nettoyage au sein de la corporation.

CODE DE DEONTOLOGIE DE LA PRESSE BENINOISE

Préambule

Les associations des professionnels de l’information et de la communication affirment leur volonté de perpétuer les traditions de lutte de la presse béninoise pour la liberté d’expression et le droit du public à l’information. Elles marquent également leur engagement à promouvoir la culture démocratique en conformité avec la Constitution du 11 décembre 1990 qui garantit la liberté de presse au Bénin. Elles sont convaincues que les responsabilités, qui incombent aux journalistes dans la mission d’information du public, priment toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

Elles soutiennent que cette mission ne peut être assumée que sur la base de saines pratiques professionnelles. Elles ont, par conséquent, décidé d’élaborer un code de déontologie qui énonce les devoirs et les droits du journaliste dans l’exercice de sa profession au Bénin. Les associations nationales des professionnels de l’information et de la communication souscrivent à la présente déclaration, objet de ce code. Les journalistes et techniciens de la communication s’engagent à observer rigoureusement, dans leur pratique quotidienne, les principes qui en découlent, pour la dignité, la crédibilité et le prestige de la profession de journaliste au Bénin.

DÉCLARATION DES DEVOIRS

Dans la recherche, le traitement et la diffusion de l’information ainsi que le commentaire des événements, les devoirs essentiels du journaliste sont :

ARTICLE 1er : L’HONNETETE ET LE DROIT DU PUBLIC A DES INFORMATIONS VRAIES

Le journaliste est tenu de respecter les faits, quoi que cela puisse lui coûter personnellement, et ce en raison du droit que le public a de connaître la vérité.

ARTICLE 2 : LA RESPONSABILITE SOCIALE

Le journaliste publie uniquement les informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies.

Le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes professionnelles requises.

Le traitement des informations susceptibles de mettre en péril la société, requiert du journaliste, une grande rigueur professionnelle et, au besoin, une certaine circonspection.

ARTICLE 3 : LE RECTIFICATIF, LE DROIT DE REPONSE ET LE DROIT DE REPLIQUE

Les fausses nouvelles et les informations inexactes publiées doivent être spontanément rectifiées. Le droit de réponse et le droit de réplique sont garantis aux individus et aux organisations, dans les conditions prévues par la loi. Le droit de réponse et le droit de réplique ne peuvent s’exercer que dans l’organe qui a publié l’information contestée.

ARTICLE 4 : LE RESPECT DE LA VIE PRIVEE ET DE LA DIGNITE HUMAINE

Le journaliste respecte les droits de l’individu à la vie privée et à la dignité. La publication des informations qui touchent à la vie privée d’individu ne peut être justifiée que par l’intérêt public.

ARTICLE 5 : L’INTEGRITE PROFESSIONNELLE, LES DONS ET LES LIBERALITES

En dehors de la rémunération qui lui est due par son employeur dans le cadre de ses services professionnels, le journaliste doit refuser de toucher de l’argent ou tout avantage en nature des mains des bénéficiaires ou des personnes concernées par ses services, quelle qu’en soit la valeur et pour quelque cause que ce soit. Il ne cède à aucune pression et n’accepte de directive rédactionnelle que des responsables de la rédaction. Le journaliste s’interdit tout chantage par la publication ou la non-publication d’une information contre rémunération.

ARTICLE 6 : LE PLAGIAT

Le journaliste s’interdit le plagiat, la calomnie, la diffamation, l’injure et les accusations sans fondement.

ARTICLE 7 : LE SECRET PROFESSIONNEL

Le journaliste garde le secret professionnel et ne divulgue pas la source des informations obtenues confidentiellement.

ARTICLE 8 : LA SEPARATION DES COMMENTAIRES DES FAITS

Le journaliste est libre de prendre position sur n’importe quelle question. Il a l’obligation de séparer le commentaire des faits. Dans le commentaire, il doit tenir le scrupule et le souci de l’équilibre pour règles premières dans la publication de ses informations.

ARTICLE 9 : LA SEPARATION DE L’INFORMATION DE LA PUBLICITE

L’information et la publicité doivent être séparées.

ARTICLE 10 : L’INCITATION A LA HAINE RACIALE ET ETHNIQUE

Le journaliste se refuse à toute publication incitant à la haine tribale, raciale et religieuse. Il doit proscrire toute forme de discrimination. Il s’interdit l’apologie du crime.

ARTICLE 11 : LE SENSATIONNEL

Le journaliste s’interdit les titres sensationnels sans commune mesure avec le contenu des publications.

ARTICLE 12 : LES RESTRICTIONS A L’INFORMATION

Aucune information ne doit être altérée ni supprimée tant qu’elle ne porte pas atteinte à la sécurité de l’Etat.

ARTICLE 13 : L’IDENTITE DE L’INFORMATION

Le journaliste est responsable de ses publications, du choix des photographies, des extraits sonores, des images et de son commentaire, et ceci en accord avec ses supérieurs hiérarchiques. Il signale, de façon explicite, un reportage qui n’a pu être filmé mais qui a été soit reconstitué, soit scénarisé. Il avertit s’il s’agit d’images d’archives, d’un " faux direct" ou d’un "direct", d’éléments d’information ou de publicité.

ARTICLE 14 : L’HONNEUR PROFESSIONNEL

Le journaliste évite d’utiliser des méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des illustrations.

ARTICLE 15 : LA PROTECTION DES MINEURS

Le journaliste respecte et protège les droits des mineurs en s’abstenant de publier leurs photographies et de révéler leur identité.

ARTICLE 16 : LA VIOLENCE ET LES OBSCENITES

Le journaliste doit s’abstenir, autant que possible, de publier des scènes de violence, des images macabres et obscènes.

ARTICLE 17 : LA CONFRATERNITE

Le journaliste doit rechercher la confraternité. Il s’interdit d’utiliser les colonnes des journaux ou les antennes, à des fins de règlement de compte avec ses confrères. Le journaliste ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son licenciement en offrant de travailler à des conditions inférieures.

ARTICLE 18 : INCOMPATIBILITE DES FONCTIONS DE JOURNALISTE ET D’ATTACHE DE PRESSE

La fonction d’attaché de presse, de chargé de relations publiques et autres fonctions assimilées, est incompatible avec l’exercice cumulé de la profession de journaliste.

ARTICLE 19 : LE DEVOIR DE COMPETENCE

Avant de produire un article ou une émission, le journaliste doit tenir compte des limites de ses aptitudes et ses connaissances. Le journaliste n’aborde ses sujets qu’après avoir fait un minimum d’effort de recherche ou d’enquête. Le journaliste doit constamment améliorer ses talents et ses pratiques professionnelles en se cultivant et en participant aux activités de formation permanente organisées par les diverses associations professionnelles.

ARTICLE 20 : LES JURIDICTIONS

Tout manquement aux dispositions du présent code de déontologie expose son auteur à des sanctions disciplinaires qui pourront lui être infligées par les instances d’autorégulation des médias et les associations professionnelles. Le journaliste accepte la juridiction de ses pairs, ainsi que les décisions issues des délibérations des instances ci-dessus mentionnées. Le journaliste s’oblige à connaître la législation en matière de presse.

DECLARATION DES DEVOIRS

Tout journaliste doit, dans l’exercice de sa profession, revendiquer les droits suivants :

ARTICLE 21 : LE LIBRE ACCES AUX SOURCES

Le journaliste, dans l’exercice de sa profession, a accès à toutes les sources d’information et a le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique.

ARTICLE 22 : LE REFUS DE SUBORDINATION

Le journaliste a le droit de refuser toute subordination contraire à la ligne éditoriale de son organe de presse.

ARTICLE 23 : LA CLAUSE DE CONSCIENCE

Le journaliste, dans l’exercice de sa profession, peut invoquer la clause de conscience. Il peut refuser d’écrire ou de lire des commentaires ou éditoriaux politiques contraires aux règles de déontologie de la profession ou d’être le censeur des articles, œuvres radiophoniques et télévisuelles de ses pairs, sur des bases autres que professionnelles. En cas de conflit lié à la clause de conscience, le journaliste peut se libérer de ses engagements contractuels à l’égard de son entreprise, dans les mêmes conditions et avec les mêmes droits qu’un licenciement.

ARTICLE 24 : LA PROTECTION DU JOURNALISTE

Le journaliste a droit, sur toute l’étendue du territoire national, et ce sans condition ni restriction, à la sécurité de sa personne, de son matériel de travail, à la protection légale et au respect de sa dignité.

ARTICLE 25 : L’OBLIGATION DE CONSULTATION

L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journalistes.

ARTICLE 26 : LE CONTRAT ET LA REMUNERATION

En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat individuel assurant la sécurité matérielle et morale ainsi qu’à une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et qui garantisse son indépendance économique.

Fait à Cotonou, le 24 Septembre 1999

commentaires

Cyrille Djivo 27/05/2014 22:28

Formidable, tu es.je suis fier d'avoir un journaliste comme toi.Petit à Petit...... Du courage.

Roger 23/05/2014 02:22

Bon boulot et surtout du courage, cher frère. Le meilleur reste à venir.

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